Le nouveau règlement antimasque et les arrestations massives dénoncés à la remise du Prix du maire en démocratie

Gérald Tremblay a été durement critiqué lors de la remise du Prix du maire de Montréal en démocratie. La cérémonie a eu lieu ce jeudi 24 mai, au lendemain d’une vague d’arrestations de plus de 500 manifestants au coin des rues St-Denis et Sherbrooke. Ces arrestations ont été vivement dénoncées en raison de leur nombre très élevé, mais aussi pour les méthodes employées. La manifestation avait été déclarée illégale dès le départ en vertu de la très contestée loi 78 puisque les policiers n’avaient pas reçu l’itinéraire à l’avance, mais aussi parce que certains manifestants ne respectaient pas le non moins contesté nouveau règlement municipal qui interdit les masques lors de manifestations.  Ce n’est cependant qu’au bout de trois heures que les policiers ont encerclé les manifestants, les piégeant littéralement  alors que la majorité n’avait pas entendu l’ordre de se disperser.

Lors de la remise des prix, deux lauréats ont profité de leur temps de remerciement pour critiquer l’administration municipale.

Christine Drolet, éducatrice au Centre d’éducation et d’action des femmes :«Nous tenons à exprimer notre malaise. Nous trouvons paradoxal que le maire de Montréal puisse, d’une main, offrir un prix à la démocratie, et de l’autre, empêcher celle-ci de s’exprimer par la modification au règlement sur la prévention sur la paix».

Marie-Ève Julien-Denis du Groupe de travail en agriculture urbaine: «Dans le contexte actuel, où les citoyens de Montréal choisissent massivement et courageusement de manifester, nous nous attendons qu’en vertu de votre rôle de gardien de la démocratie, que non seulement vous [Gérald Tremblay] respectiez ce droit , mais aussi que vous le protégiez»

Dimitri Roussopoulos, membre du jury à titre de président du Chantier en démocratie et vice-président de notre comité: «Quand la démocratie va mal, la solution n’est pas de mettre les citoyens en prison»«L’assemblée nationale de la Grèce n’a pas adopté une loi d’urgence dans le genre de la loi 78. Et la ville d’Athènes n’a pas adopté un règlement contre les masques»

Le maire a tout de même tenu à défendre son nouveau règlement à la fin de la cérémonie.

 

Rappelons que les membres du Comité de citoyennes et citoyens de Milton Parc ont été invités à cet événement et que notre vice-président, Dimitri Roussopoulos, faisait partie des membres du jury à titre de président du Chantier sur la démocratie.

Comments are closed.

%d bloggers like this: